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Aftershoot devient un workflow photo complet : tri, édition RAW, retouche IA et galeries clients

Tri, édition RAW, retouche IA et galeries clients réunis dans une seule application : Aftershoot passe du culling au workflow complet. Ce qui change pour les pros.

PAR SÉBASTIENPUBLIÉ MIS À JOUR 1 145 MOTS · 5 MIN

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Source officielle : Aftershoot — The Workflow is Now Complete

Mise à jour du 10 octobre 2026 : l’annonce d’Aftershoot date du 28 mai 2026, et non de début juin. Elle s’accompagnait d’une nouvelle grille : Select (tri) à 120 $ par an, Edit (édition) à 360 $, Retouch (retouche) à 240 $, ou Complete, qui réunit les trois, à 540 $ par an (55 $ par mois sans engagement). Depuis, les 100 Go gratuits des galeries ont laissé place à une formule gratuite plus limitée, et Aftershoot affiche ses formules payantes comme un aperçu de ses tarifs de lancement.

D’un trieur IA à une plateforme complète

Aftershoot s’est fait un nom en abattant la corvée du tri. Sur un mariage, l’outil repère les yeux fermés, les photos floues, les doublons, puis propose une présélection. La nouveauté de fin mai, c’est que le travail ne s’arrête plus là.

L’application s’articule maintenant en quatre temps : le tri (Cull), l’édition (Edit), la retouche (Retouch) et la livraison par galeries (Galleries). Selon le test publié par Fstoppers, le moteur a trié 2 613 fichiers RAW en environ 18 minutes, puis appliqué un profil d’édition sur les 749 photos retenues. C’est le genre de volume qui mobilise une soirée entière en manuel.

On retrouve ici la même logique que notre test du tri assisté par IA de Lightroom, mais poussée jusqu’à la livraison.

L’éditeur RAW et la retouche IA dans la même app

Le gros ajout, c’est un véritable éditeur RAW intégré. Vous ajustez les tons à la main, traitez par lot, jouez des curseurs et affinez les éditions proposées par l’IA. L’export se fait en JPEG ou TIFF sans quitter le logiciel.

La retouche, elle aussi, travaille directement sur le RAW. Aftershoot ajoute le remplacement d’arrière-plan (Background Replacement) et le défroissage des tissus (Cloth Dewrinkle), et améliore le traitement de la peau et des cheveux. Les curseurs couvrent l’acné, les taches, les taches de rousseur, les rides du front, le sourire, les dents, les yeux, les reflets de lunettes et les mèches rebelles. C’est le terrain de jeu habituel des outils de retouche portrait comme Aperty (que Skylum arrête le 4 novembre 2026) ou Evoto, intégré cette fois au même flux que le tri.

Galeries clients et vente de tirages

Dernier maillon : la livraison. Aftershoot intègre des galeries clients avec épreuvage et vente de tirages. La marque annonçait alors 100 Go de stockage gratuit jusqu’au lancement officiel de la tarification des galeries. De quoi tester la fonction sans engagement immédiat, même si le prix à terme restait l’inconnue à surveiller.

Mis bout à bout, le parcours couvre tout ce qu’un photographe de commande sous-traitait jusqu’ici à plusieurs services : importer, trier, développer, retoucher, puis envoyer une galerie au client. C’est exactement le terrain du workflow de mariage que nous avons cartographié.

Faut-il quitter Lightroom pour Aftershoot ?

La question se pose, mais la réponse n’est pas tranchée. Aftershoot ne vise pas le même usage que Lightroom : pas de gestion de catalogue au long cours, pas de bibliothèque historique de dix ans de photos. Son terrain, c’est la production de commande à fort volume, où chaque heure gagnée compte.

Face à notre comparatif Lightroom, Capture One, DxO et Luminar, Aftershoot joue donc une autre partition : celle de l’automatisation maximale. Son concurrent le plus direct reste Imagen, que nous avons détaillé dans notre test d’Imagen AI : les deux clonent votre style et trient à votre place, mais Aftershoot pousse désormais plus loin sur la livraison.

Un bémol à garder en tête : sur un workflow entièrement automatisé, la fiabilité de la reconnaissance faciale et la cohérence des retouches IA méritent un contrôle humain, surtout sur des visages. La feuille de route 2026 d’Aftershoot promet un déploiement complet de la retouche en un clic (peau, cheveux, reflets) et un tri encore plus fin. À tester sur vos propres fichiers avant de confier une commande entière à la machine.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’Aftershoot ?

Aftershoot est un logiciel pour photographes professionnels qui automatise le tri (culling) des photos par IA. Depuis fin mai 2026, il couvre aussi l’édition RAW, la retouche IA et la livraison par galeries clients, dans une seule application.

Aftershoot remplace-t-il Lightroom ?

Pas totalement. Aftershoot vise la production de commande à fort volume (mariage, portrait, événement) et l’automatisation du tri et de la retouche. Lightroom reste plus pertinent pour la gestion de catalogue au long cours et l’archivage.

Aftershoot peut-il retoucher des fichiers RAW ?

Oui. L’éditeur RAW intégré permet des réglages tonals manuels, le traitement par lot et l’affinage des éditions IA. La retouche IA (peau, cheveux, arrière-plan, défroissage) s’applique directement sur les RAW, avec export en JPEG ou TIFF.

Combien coûtent les galeries clients Aftershoot ?

Au lancement, Aftershoot offrait 100 Go de stockage gratuit jusqu’à l’arrivée de la tarification des galeries, encore inconnue à la mi-juin 2026. En octobre 2026, sa page Galleries affiche une formule gratuite plus limitée et présente ses formules payantes comme un aperçu de ses tarifs de lancement.

Aftershoot apprend-il mon style ?

Oui. Comme son concurrent Imagen, Aftershoot apprend votre sélection et vos préférences d’édition au fil des séances pour reproduire votre style plutôt qu’un tri générique.

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