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iPhone 18 Pro : Apple remet un vrai diaphragme dans le téléphone

Quatre ouvertures réelles, de f/1,48 à f/4, sur la caméra principale de l'iPhone 18 Pro. Ce que ce diaphragme apporte au photographe, et où sont ses limites.

Lames d'un diaphragme d'objectif fermé, vues de face en macro

Site officiel : iPhone 18 Pro — Apple

L’essentiel

Apple a présenté l’iPhone 18 Pro le 9 septembre 2026. Sa caméra principale de 48 mégapixels reçoit une ouverture variable à quatre positions : f/1,48, f/1,8, f/2,8 et f/4, réglable à la main depuis les commandes Pro de l’app Caméra. Ce n’est pas un flou d’arrière-plan calculé, c’est un diaphragme qui agit sur la lumière et sur la profondeur de champ. Le téléphone est annoncé à 1 479 €, précommandes le 12 septembre et sortie le 18 septembre. Le pliable iPhone Duo, lui, fait le chemin inverse côté photo : deux caméras seulement, et pas de téléobjectif.

Ce qu’Apple a annoncé

La caméra principale est un module Fusion de 48 mégapixels, cadrant à 24 mm en équivalent plein format, avec un recadrage 2x à 48 mm. C’est elle, et elle seule, qui reçoit l’ouverture variable. L’ultra grand-angle de 48 mégapixels reste à f/2,2 sur 13 mm, et le téléobjectif de 48 mégapixels à f/2,8 sur 100 mm, avec un recadrage 8x annoncé à 200 mm.

Apple documente le rôle de chaque position. Voici ce que dit la fiche officielle.

OuvertureCe qu’Apple en dit
f/1,48Luminosité maximale, environ 50 % de performances en plus par faible lumière
f/1,8Réglage par défaut, équilibre entre lumière et profondeur de champ
f/2,8Profondeur accrue, plus de détails restitués en arrière-plan
f/4Profondeur maximale, effets artistiques comme l’éclat lumineux
Prix France1 479 € pour l’iPhone 18 Pro, 1 629 € pour le Pro Max
Précommandes12 septembre à 14 h, disponibilité le 18 septembre

Les commandes Pro de l’app Caméra accueillent au passage l’ouverture, la vitesse d’obturation, la balance des blancs et un histogramme. Phototrend, qui a couvert la présentation, relève la même liste. Les Styles photographiques gagnent le réglage de la texture et du grain. En vidéo, l’iPhone ajuste seul l’ouverture et la cadence.

Pourquoi un diaphragme physique n’est pas un gadget

Depuis dix ans, les téléphones simulent la profondeur de champ. Un algorithme détoure le sujet et floute le reste : c’est le mode portrait. Le résultat s’est beaucoup amélioré, mais il reste un calcul appliqué après coup sur une image nette de bout en bout.

Un diaphragme fait autre chose. Il modifie la quantité de lumière qui atteint le capteur et la zone réellement nette dans la scène. Si vous ne voyez pas bien ce que recouvre le chiffre f/, notre explication de l’ouverture et du diaphragme reprend le principe depuis le début, et notre guide de la profondeur de champ montre ce que change chaque diaphragme sur une même scène.

Un détail de la communication d’Apple confirme qu’il s’agit bien de mécanique. La marque met en avant, à f/4, « un éclat lumineux produit par un éclairage intense ». Cette étoile autour des sources de lumière naît de la diffraction sur les lames du diaphragme quand il est fermé. Aucun logiciel n’en a besoin pour l’imiter, mais aucun téléphone sans diaphragme ne la produit naturellement.

L’autre gain est en vidéo. Une caméra qui peut fermer son diaphragme peut garder une vitesse d’obturation lente en plein soleil, donc un mouvement fluide, là où un téléphone à ouverture fixe n’a que la sensibilité et la vitesse pour se défendre.

Ce que ça ne règle pas

Trois limites méritent d’être posées avant d’imaginer un bouleversement.

La profondeur de champ dépend d’abord de la taille du capteur, pas seulement du chiffre f/. Sur un capteur de téléphone, même à f/1,48, la zone nette reste bien plus étendue que sur un plein format à la même ouverture. Le mode portrait ne disparaît donc pas : il reste nécessaire pour obtenir un arrière-plan vraiment fondu.

À l’autre bout, fermer à f/4 sur un capteur aussi petit fait entrer la diffraction en jeu, et la diffraction adoucit les détails fins. Apple le reconnaît à demi-mot en présentant f/4 comme un choix créatif, pas comme le réglage du maximum de piqué.

Enfin, l’ouverture variable ne concerne qu’une caméra sur trois. L’ultra grand-angle et le téléobjectif gardent une ouverture fixe. Sur un appareil photo, changer d’objectif change tout : ici, deux modules sur trois restent figés.

L’iPhone Duo recule côté photo

Le pliable annoncé le même jour prend la direction opposée. Apple parle d’un « système à deux caméras Fusion 48 MP » : une principale et un ultra grand-angle. Dans son propre tableau comparatif, la ligne téléobjectif porte la mention « non applicable ».

L’appareil garde une caméra avant Center Stage de 12 mégapixels et ajoute une caméra FaceTime sous l’écran interne, invisible quand elle ne sert pas. Il est annoncé à partir de 2 339 €, avec des précommandes le 16 octobre et une disponibilité le 23 octobre. Pour un téléphone qui coûte 860 € de plus que l’iPhone 18 Pro, l’équipement photo est en retrait : c’est un objet de format, pas un appareil photo.

Notre lecture : le téléphone emprunte enfin à l’appareil photo

L’ouverture variable est la première fonction photo d’un iPhone depuis longtemps qui ne repose pas sur du calcul. Elle emprunte au boîtier ce que le boîtier fait depuis un siècle et demi, et elle demande au passage que l’utilisateur comprenne ce qu’il règle. C’est ce point qui nous intéresse : Apple met un diaphragme dans les mains de gens à qui on expliquait depuis dix ans qu’ils n’en avaient pas besoin.

Cela ne remplace pas un capteur plus grand ni un vrai objectif. Notre dossier sur l’iPhone face à un hybride plein format détaille où le téléphone rattrape son retard et où l’écart reste entier. Rien de ce qui a été annoncé aujourd’hui ne déplace cette frontière : la surface de capture, elle, n’a pas changé.

En revanche, si vous photographiez surtout avec votre téléphone, il y a de quoi faire dès maintenant, y compris sans changer d’appareil. Nos conseils pour la photo à l’iPhone portent sur le cadrage, la lumière et la retouche, qui pèsent plus lourd sur une image qu’un diaphragme de plus ou de moins.

FAQ

Quelles sont les ouvertures disponibles sur l’iPhone 18 Pro ?

Quatre : f/1,48, f/1,8, f/2,8 et f/4. Elles concernent uniquement la caméra principale de 48 mégapixels. L’ultra grand-angle reste à f/2,2 et le téléobjectif à f/2,8.

L’ouverture est-elle réglable à la main ?

Oui. Apple a ajouté l’ouverture aux commandes Pro de l’app Caméra, aux côtés de la vitesse d’obturation, de la balance des blancs et de l’histogramme. Le réglage par défaut est f/1,8, et l’appareil ajuste seul l’ouverture en vidéo.

Est-ce un vrai diaphragme ou un effet logiciel ?

Un vrai diaphragme. Apple décrit une ouverture qui agit sur la luminosité et sur la profondeur de champ, et met en avant l’éclat lumineux obtenu à f/4 autour des sources vives, un phénomène optique que seule une ouverture physiquement fermée produit.

Combien coûte l’iPhone 18 Pro en France ?

1 479 € pour l’iPhone 18 Pro et 1 629 € pour l’iPhone 18 Pro Max, prix Apple France pour les versions d’entrée. Les précommandes ouvrent le 12 septembre à 14 h, la disponibilité est annoncée au 18 septembre.

L’iPhone Duo a-t-il un téléobjectif ?

Non. Apple annonce deux caméras de 48 mégapixels, une principale et un ultra grand-angle, et indique « non applicable » à la ligne téléobjectif de son tableau comparatif.