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Lightroom Classic 15.5 : les masques IA gagnent enfin un réglage de transition
Lightroom Classic 15.5 ajoute deux curseurs pour adoucir les masques IA, un export Render to DNG et un recadrage revu. Ce que ça change à l'usage.

Site officiel : Adobe Lightroom
L’essentiel
Adobe a publié le 3 août 2026 Lightroom Classic 15.5, accompagné de Lightroom desktop 9.5 et mobile 11.5. La nouveauté qui compte tient en deux curseurs : Contour (Feather) et Bord (Edge), qui permettent enfin d’adoucir la limite d’un masque généré par intelligence artificielle. S’y ajoutent un Render to DNG qui fige les retouches dans un nouveau fichier, un recadrage retravaillé avec réglage d’opacité, et une trentaine de corrections de bugs. La mise à jour est incluse dans les formules Creative Cloud photo.
Au programme4 sections
Que font vraiment les curseurs Contour et Bord ?
Ils répondent au reproche le plus constant fait aux masques automatiques depuis leur apparition : une découpe nette au pixel près, donc visible.
Quand vous sélectionnez « Sujet » ou « Ciel », Lightroom calcule une frontière binaire. Sur un contour franc, un immeuble sur ciel dégagé, le résultat passe. Sur des cheveux, du feuillage, une fourrure ou la limite floue d’un arrière-plan, la coupure se remarque dès qu’on assombrit ou éclaircit fortement la zone. Le réflexe habituel consistait à repasser au pinceau en mode soustraction, avec un résultat approximatif.
Les deux nouveaux curseurs traitent le problème à la source. Contour élargit une zone de transition progressive de part et d’autre de la limite du masque. Bord décale cette limite vers l’intérieur ou l’extérieur de la sélection. Dans la pratique, on combine les deux : on déplace d’abord le bord pour attraper ou relâcher quelques pixels, puis on adoucit.
Ce n’est pas un changement spectaculaire à la capture d’écran, mais c’est le genre de réglage qui fait gagner du temps à chaque photo. Nos lecteurs qui suivent la série depuis Lightroom Classic 15.4 reconnaîtront la logique d’Adobe : livrer la fonction IA d’abord, l’affiner ensuite.
Render to DNG : attention au malentendu
C’est la fonction la plus mal nommée de cette version, et elle mérite une mise au point.
Un clic droit sur une photo propose désormais Render to DNG. Lightroom crée alors un nouveau fichier, à côté de l’original, dans lequel toutes vos retouches sont définitivement intégrées. Pratique pour repartir d’une base propre après un développement lourd, ou pour transmettre un fichier sans le catalogue.
Le piège est dans l’extension. Malgré le suffixe DNG, le fichier produit n’est pas un raw. Il s’agit d’un TIFF dans une enveloppe DNG, comme le précise The Lightroom Queen. Plus compact qu’un TIFF classique, certes, mais sans les données brutes du capteur : vous ne récupérerez ni la latitude d’exposition ni la souplesse de balance des blancs d’un vrai raw. Conservez donc toujours l’original.
Ce qui change encore dans cette version
Le recadrage a été repris. La rotation et le retournement sont désormais consignés dans l’historique, une commande permet de revenir à l’orientation d’origine du boîtier, et un clic droit règle l’opacité du masque de recadrage à 100, 80, 50 ou 20 %. Cette dernière option aide à juger ce qu’on élimine avant de valider, ce qui est loin d’être anecdotique sur un cadrage serré.
Côté Lightroom desktop et iPhone, Generative Expand étend une image au-delà de ses bords en générant le contenu manquant. La fonction n’est pas disponible dans Classic. Sur mobile, Animate produit de courtes vidéos à partir d’une photo, et le débruitage arrive sur iPad Pro et Air équipés d’une puce M1 ou plus récente.
Le reste est de l’entretien : nouveaux boîtiers et objectifs pris en charge, et une trentaine de corrections touchant notamment la sauvegarde du catalogue, le tethering Canon et les performances sous Windows.
Faut-il installer la mise à jour ?
Oui, sans hésiter si vous utilisez les masques IA. Les deux curseurs à eux seuls justifient l’installation, et les corrections de bugs sont substantielles.
Une réserve de méthode s’applique comme à chaque version : si vous êtes en pleine production sur un mariage ou une commande, attendez la fin du chantier. Une mise à jour de Lightroom Classic touche au catalogue, et une sauvegarde préalable reste la règle.
Pour ceux qui pèsent l’abonnement Adobe face aux licences perpétuelles, notre comparatif des alternatives à Lightroom reste d’actualité : cette version 15.5 ne rebat pas les cartes, elle consolide. Le duel Luminar contre Lightroom et notre comparatif des quatre grands développeurs raw détaillent les arbitrages de coût sur la durée.
FAQ
Où trouver les curseurs Contour et Bord ?
Dans le panneau Masquage, après avoir créé un masque généré par IA de type Sujet, Ciel, Arrière-plan ou Personne. Les deux curseurs apparaissent parmi les options d’affinage du masque sélectionné, et s’appliquent au masque actif, pas à l’ensemble des masques de la photo.
Le fichier Render to DNG est-il un vrai raw ?
Non. Malgré son extension DNG, c’est un TIFF placé dans une enveloppe DNG. Il est plus compact qu’un TIFF classique mais ne contient pas les données brutes du capteur : la latitude de récupération d’un raw est perdue. Conservez toujours le fichier d’origine.
Generative Expand est-il disponible dans Lightroom Classic ?
Non. Dans cette version, Generative Expand est réservé à Lightroom desktop et à l’application iPhone. Lightroom Classic reçoit les curseurs de masquage, le Render to DNG et les améliorations de recadrage, mais pas cette fonction d’extension d’image.
Faut-il sauvegarder son catalogue avant la mise à jour ?
Oui, c’est la règle pour toute mise à jour de Lightroom Classic, celle-ci comprise. Le catalogue est mis à niveau au premier lancement et l’opération n’est pas réversible. Une sauvegarde préalable évite d’avoir à réimporter des milliers de photos.
La mise à jour est-elle payante ?
Non. Lightroom Classic 15.5 est incluse dans les formules Creative Cloud photo en cours. Elle s’installe depuis l’application Creative Cloud, où elle apparaît dans la liste des mises à jour disponibles.


