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OM System PEN : le PEN revient avec un viseur, à 999 €

Le PEN revient avec un viseur intégré et une tropicalisation, à 999 € nu. Ce qu'il apporte, ce qu'il n'est pas, et à qui il s'adresse vraiment.

OM System PEN argent équipé du zoom 14-42 mm III

Site officiel : OM SYSTEM PEN

L’essentiel

OM System a annoncé le PEN le 9 septembre 2026 au matin. Le boîtier est affiché 999 € nu et 1 099 € avec le zoom 14-42 mm III, les précommandes sont ouvertes et les livraisons commencent le 1er octobre en Europe. C’est le premier PEN à recevoir un viseur électronique intégré et une tropicalisation certifiée IPX1, deux absences historiques de la gamme. Il reprend un capteur Micro 4/3 de 20,4 mégapixels stabilisé sur cinq axes, mais pas le capteur empilé de l’OM-3. Pour 393 grammes, il vise le photographe qui veut mieux qu’un téléphone sans porter un boîtier de reportage.

Ce qu’OM System a annoncé ce matin

Le nom officiel est simplement « OM SYSTEM PEN », sans chiffre ni suffixe. C’est le premier boîtier de la série à sortir sous la marque OM System, la gamme ayant été lancée par Olympus en 1959. L’annonce est tombée à 8 heures, heure de Paris, avec les précommandes ouvertes dans la foulée.

OM System arrive à un moment creux. Le premier semestre 2026 a été l’un des plus pauvres en boîtiers depuis des années, comme le montre notre dossier sur les sorties d’appareils photo de l’année. Un modèle grand public sous les mille euros y détonne.

CaractéristiqueValeur
Prix boîtier nu999 €
Prix en kit 14-42 mm III1 099 €
Livraison Europe1er octobre 2026
CapteurLive MOS 4/3, 20,4 Mpx
Stabilisation5 axes, 5,5 IL au centre
ViseurOLED 2,36 millions de points
Écran3 pouces orientable, 1 040 000 points
Autofocus121 collimateurs tous en croix
Rafale5 i/s mécanique, 30 i/s électronique
VidéoC4K 24p et 4K 30p, 8 bits
ÉtanchéitéIPX1 et anti-poussière
Poids393 g avec batterie et carte
ColorisArgent ou noir

L’objectif de kit est neuf lui aussi. Le M.Zuiko 14-42 mm f/3.5-5.6 III cadre comme un 28-84 mm en équivalent plein format, pèse 125 grammes et se rétracte. Vendu seul, il coûte 399 €.

Deux premières pour la série PEN

Le viseur est le vrai changement. Aucun PEN n’en avait embarqué depuis le PEN-F de 2016, et les modèles récents obligeaient à cadrer à bout de bras sur l’écran. Celui-ci est un OLED de 2,36 millions de points, une définition correcte à ce prix, même si elle n’a pas bougé depuis dix ans.

La seconde nouveauté est l’étanchéité. Le boîtier est certifié IPX1, ce qui signifie qu’il supporte des gouttes tombant à la verticale. Ce n’est pas l’IP53 de l’OM-3, mais c’est plus que ce que propose la concurrence à moins de mille euros. L’objectif de kit reçoit le même traitement : c’est le premier 14-42 mm de la marque à être protégé contre la poussière et les projections.

Le reste du boîtier tient de l’héritage OM System. La stabilisation cinq axes annonce 5,5 diaphragmes de gain au centre du cadre. Les modes de photographie computationnelle sont là : haute résolution 50 mégapixels à main levée, filtre à densité neutre simulé jusqu’à ND16, empilement de mise au point, pose longue en direct. Un interrupteur en façade bascule entre profil couleur et profil monochrome, chacun avec quatre préréglages d’inspiration argentique.

Ce que le PEN n’est pas

Ce n’est pas un PEN-F Mark II, et OM System ne le présente jamais ainsi. Le communiqué officiel ne cite ni le PEN-F, ni l’E-P7, ni l’OM-5 : le rapprochement vient de la presse, pas du constructeur.

Le boîtier est en plastique, là où le PEN-F était en métal. Le capteur n’est pas non plus l’empilé qui équipe l’OM-1 et l’OM-3, y compris dans sa version astrophoto : c’est celui de 20 mégapixels de la génération précédente. La rafale mécanique plafonne à 5 images par seconde et la vidéo s’arrête en 4K 30p sur 8 bits, sans prise casque.

La rafale mérite une précision, car plusieurs sites l’ont raccourcie. Les 5 images par seconde concernent l’obturateur mécanique. En obturateur silencieux, le boîtier monte à 8 images par seconde avec suivi de mise au point, et à 30 images par seconde si la mise au point reste figée.

Ce qu’en disent les premiers tests

Les tests sont sortis en même temps que l’annonce, signe que les exemplaires circulaient depuis plusieurs semaines. L’accueil est nettement favorable. Amateur Photographer lui met la note maximale en relevant qu’aucun autre boîtier à ce tarif ne cumule stabilisation intégrée et joints d’étanchéité. Digital Camera World parle du meilleur PEN jamais produit et le juge supérieur au PEN-F sur tous les points.

Les réserves portent sur l’autofocus et sur la vidéo. Dans sa prise en main, Phototrend note que le suivi est moins réactif que sur l’OM-3, qui dispose d’un système de détection différent, et que la vidéo 8 bits limite la retouche. PetaPixel résume l’appareil comme la technologie de l’OM-5 Mark II dans un habillage plus séduisant, et trouve la prise en main insuffisamment creusée pour les grandes mains.

Notre lecture : il ne se bat pas contre l’OM-3

Le réflexe est de comparer le PEN aux autres boîtiers OM System. C’est passer à côté de la cible. Dans sa propre foire aux questions, OM System positionne le PEN face au compact expert et au téléphone, pas face à son haut de gamme. L’écart de tarif le confirme : l’OM-3 est affiché 1 999 € nu sur la boutique de la marque, remisé à 1 799 € jusqu’au 27 septembre. Mille euros séparent les deux boîtiers.

Vu sous cet angle, le verdict change. Face à un compact expert, le PEN apporte les objectifs interchangeables et un capteur plus grand. Face à un téléphone, il apporte la stabilisation mécanique, le viseur et le rendu d’un vrai objectif. Sur ces deux terrains, une rafale à 5 images par seconde et l’absence de 10 bits ne pèsent presque rien.

La concurrence sérieuse est ailleurs, du côté des hybrides APS-C au même tarif. Un Nikon Z50 II ou un Fujifilm X-M5 offrent un capteur plus grand pour un prix voisin, mais ni l’un ni l’autre ne stabilise son capteur : la compensation dépend alors de l’objectif monté. Si vous hésitez encore, notre guide des hybrides pour débuter compare ces modèles avec les prix relevés chez les revendeurs.

Deux usages lui vont particulièrement bien. La photo de rue d’abord, pour laquelle la discrétion, le viseur et l’interrupteur monochrome comptent plus que la vitesse de rafale : notre sélection d’appareils pour la photo de rue situe le PEN face au Ricoh GR et au Fujifilm X100VI. Le voyage ensuite, où 393 grammes tropicalisés changent réellement la donne, comme le détaille notre page sur l’appareil photo de voyage.

Une réserve pour finir : les livraisons ne commencent qu’au 1er octobre, et précommander revient à s’engager avant la sortie des tests menés dans la durée. Rien n’oblige à se décider cette semaine.

FAQ

Combien coûte l’OM System PEN en France ?

999 € pour le boîtier nu, en argent ou en noir, et 1 099 € en kit avec le zoom 14-42 mm III. L’objectif vendu seul coûte 399 €. Les précommandes sont ouvertes depuis le 9 septembre 2026.

Quand sera-t-il disponible ?

Les livraisons européennes commencent le 1er octobre 2026, date affichée sur la boutique officielle française. Aux États-Unis et au Canada, le communiqué annonce la fin octobre.

Est-ce le successeur du PEN-F ?

OM System ne le présente pas comme tel : le communiqué ne mentionne jamais le PEN-F. Le PEN gagne le viseur qui manquait aux modèles récents, mais il est en plastique là où le PEN-F était en métal, et son capteur n’est pas empilé.

Le PEN est-il vraiment étanche ?

Il est certifié IPX1, ce qui couvre les gouttes tombant à la verticale, avec en plus une protection contre la poussière. C’est une première sur un PEN. Ce n’est pas une étanchéité à l’immersion, et la protection ne vaut qu’avec un objectif lui-même tropicalisé.

Quelle est la différence avec l’OM-3 ?

L’OM-3 utilise un capteur empilé, un boîtier métallique et une protection IP53, et il est affiché 1 999 € nu contre 999 € au PEN. Le PEN mise sur la compacité, l’ergonomie créative et un tarif contenu.