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DxO PhotoLab 10 : test complet, avis et nouveautés
DxO PhotoLab 10 arrive avec des masques de profondeur générés par IA, un vrai étalonnage des couleurs et un pont vers Affinity. Notre test, les prix et les limites.

Site officiel : DxO PhotoLab — DxO
L’essentiel
DxO PhotoLab 10 est disponible depuis le 1er septembre 2026, à 249,99 € en nouvelle licence et 129,99 € en mise à niveau depuis PhotoLab 8 ou 9. La nouveauté qui structure cette version s’appelle masques de profondeur : l’IA reconstruit une carte de profondeur de la scène, et vous corrigez le premier plan ou l’arrière-plan sans que votre boîtier ait enregistré la moindre donnée de distance. La version 10 ajoute un étalonnage des couleurs à roue chromatique, un masque par personne, une segmentation du visage, un pinceau U Point et un bouton d’envoi direct vers Affinity. La licence reste perpétuelle, sans abonnement.
DxO PhotoLab 10 en bref
DxO a présenté la version 10 à la presse le 18 août 2026, sous embargo, avant une mise en vente le 1er septembre sur le site de l’éditeur. Voici ce qui change par rapport à notre test de DxO PhotoLab 9.
| Nouveauté | Ce que ça change concrètement |
|---|---|
| Masques de profondeur | Sélection par distance à l’appareil, carte de profondeur reconstruite par IA |
| Étalonnage des couleurs | Roue chromatique unique, ombres, tons moyens et hautes lumières séparés |
| Masques IA par personne | Un masque global, groupé ou individuel pour chaque personne de la scène |
| Segmentation du visage | Sourcils, yeux, iris, pupille, sclère, dents, pilosité, peau et lèvres |
| U Point dans les masques IA | La pipette étend ou réduit une sélection générée automatiquement |
| Pinceau de contrôle | Le geste du pinceau, avec la sélectivité couleur et luminosité d’U Point |
| Points de contrôle elliptiques | Le cercle historique devient une ellipse, orientable |
| Suppression des poussières | Détection et effacement des poussières de capteur au niveau du RAW |
| Passerelle Affinity | Un bouton envoie l’image dans Affinity pour la retouche au pixel |
| Confort de travail | Ratio de recadrage d’origine, histogramme dans la photothèque, sauvegarde de la base |
Masques de profondeur : sélectionner par la distance
Jusqu’ici, un masque se construisait sur une forme, une couleur ou une luminosité. PhotoLab 10 ajoute un quatrième critère : la distance. L’IA analyse l’image, en déduit une carte de profondeur, et vous sélectionnez ce qui se trouve au premier plan, au plan intermédiaire ou au fond.
Le point important tient en une phrase du communiqué : la fonction travaille « sans nécessiter de données de profondeur intégrées ». Autrement dit, votre boîtier n’a rien à enregistrer de particulier. Aucun capteur LiDAR, aucun fichier annexe. La carte est reconstruite depuis l’image seule, ce qui rend la fonction utilisable sur vos archives comme sur vos fichiers du week-end dernier.
En pratique, deux curseurs délimitent la tranche de profondeur retenue, et des poignées règlent la douceur du contour. C’est le genre de sélection qui demandait jusqu’ici un masque manuel patient, surtout dans un paysage où le relief se superpose. Si vous voulez comprendre pourquoi cette notion de plans compte autant en photo, notre article sur la profondeur de champ et le bokeh reprend les bases.
La limite est prévisible : une carte de profondeur reconstruite reste une estimation. Sur une scène lisible, avec des plans nettement séparés, le résultat devrait tenir. Sur des cheveux devant un feuillage, ou sur une vitre, c’est là que se jugera la qualité du modèle.
L’étalonnage des couleurs arrive dans PhotoLab
DxO ajoute un outil d’étalonnage organisé autour d’une seule roue chromatique. Vous traitez séparément les ombres, les tons moyens, les hautes lumières et la balance générale. C’est l’outil qui manquait au logiciel pour construire une ambiance colorée, là où PhotoLab excellait surtout en fidélité.
Une option mérite l’attention : les réglages de couleur peuvent être liés d’une plage tonale à l’autre. Leur rapport se conserve pendant que vous cherchez un rendu. Vous déplacez une teinte, les autres suivent en gardant l’écart. Sur une série à harmoniser, ça évite de refaire trois fois le même geste.
Masques IA : une personne, un masque
Les masques IA savaient déjà repérer un sujet, un ciel, un arrière-plan. Ils identifient maintenant chaque personne présente dans la scène. Vous choisissez : un masque unique pour tout le monde, un masque groupé pour deux personnes, ou autant de masques que d’individus.
Sur un portrait de groupe, ça règle un vrai problème. Éclaircir le visage de la personne placée dans l’ombre du bord de cadre, sans toucher aux autres, devenait vite fastidieux.
Le visage découpé en zones
La segmentation du visage ajoute des catégories sélectionnables : sourcils, yeux, iris et pupille, sclère, dents, pilosité faciale, peau du visage et lèvres. Elles s’ajoutent aux catégories déjà en place, ciel, sujet, arrière-plan, personnes, animaux, fleurs et véhicules.
Attention à l’usage. Ce niveau de découpe permet la retouche cosmétique fine, celle qui bascule vite dans l’artificiel. Blanchir la sclère et les dents d’un cran de trop se voit immédiatement.
U Point : un pinceau, des ellipses, et la pipette dans les masques IA
La technologie U Point est la signature de DxO depuis Nik Software. Elle sélectionne par proximité de couleur et de luminosité autour d’un point posé sur l’image. La version 10 lui apporte trois évolutions.
Le nouveau pinceau de contrôle combine le geste du pinceau et cette sélectivité. Vous peignez une zone, mais l’outil respecte les frontières de couleur et de luminosité, avec des curseurs de sensibilité chroma et luma. Les points de contrôle, jusqu’ici circulaires, peuvent devenir elliptiques et s’orienter, ce qui colle mieux à un visage ou à une bande de ciel.
La troisième évolution est la plus intéressante : la pipette U Point sert désormais à étendre ou réduire un masque généré par l’IA. Les deux systèmes de masquage, l’automatique et le manuel intelligent, cessent d’être étanches. Vous laissez l’IA faire le gros du travail, puis vous récupérez ce qu’elle a oublié.
Les poussières de capteur effacées au niveau du RAW
PhotoLab 10 détecte et supprime les poussières de capteur automatiquement, avant l’étape de retouche, avec un curseur de sensibilité et un traitement applicable par lots. C’est une corvée en moins pour qui photographie à petite ouverture, en paysage ou en architecture, où chaque tache se voit dans un ciel uni.
À noter que la détection agit au niveau du RAW, en amont du développement. Le principe rejoint celui du débruitage maison : traiter le défaut le plus tôt possible dans la chaîne, quand l’information est encore complète. C’est la même logique qui vaut à DeepPRIME sa réputation sur le bruit numérique.
Affinity accessible en un bouton
Un nouveau bouton, placé à côté des options d’export, envoie l’image directement dans Affinity. Retouche fine et montage : PhotoLab ne prétend pas les faire, il passe la main.
Racheté par Canva en 2024, Affinity est gratuit depuis le 30 octobre 2025. Il se télécharge en une application unique, qui réunit ses anciens modules Photo, Designer et Publisher. Les fonctions IA restent réservées aux comptes Canva Pro, mais l’éditeur pixel, lui, ne coûte rien.
Pour un utilisateur de PhotoLab, le calcul change donc. Le duo classique consistait à ajouter Photoshop, donc un abonnement Adobe, à une licence perpétuelle. La combinaison PhotoLab 10 plus Affinity revient à un achat unique, sans abonnement d’aucun côté. DxO annonce par ailleurs qu’il s’agit de « la première étape » d’une intégration appelée à s’étoffer.
Ce qui change dans le travail de tous les jours
Les ajouts de confort sont moins spectaculaires, mais ce sont eux qu’on utilise chaque semaine :
- le ratio de recadrage d’origine, celui utilisé à la prise de vue, est repris automatiquement ;
- les réglages d’histogramme deviennent accessibles depuis la photothèque, sans passer en mode développement ;
- la sauvegarde et la restauration de la base de données ont été revues ;
- le déplacement de dossiers est simplifié, ce qui compte quand on réorganise une grosse bibliothèque.
Le dossier de presse mentionne aussi une « nouvelle prise en charge de l’iPhone », sans rien en dire de plus. Nous compléterons cette section dès que l’éditeur aura précisé ce qu’elle recouvre.
Prix, mise à niveau et la question des éditions
| Licence | Prix |
|---|---|
| Nouvelle licence | 249,99 € |
| Mise à niveau depuis PhotoLab 8 ou 9 | 129,99 € |
| Version d’essai | 30 jours gratuits |
L’essai complet de 30 jours se télécharge sur la page officielle de DxO, sans carte bancaire.
Le tarif progresse de dix euros par rapport à l’édition Elite de PhotoLab 9, affichée 239,99 € au catalogue, et la mise à niveau suit le même écart, contre 119,99 € auparavant. La hausse reste contenue.
L’édition Essential existe toujours, mais DxO ne l’affiche plus
Voilà un point qui ne saute pas aux yeux. PhotoLab se décline depuis des années en deux éditions, Essential et Elite. Sauf que l’Essential a disparu des écrans : sur la fiche produit comme dans la boutique, le bouton d’achat mène directement à l’édition Elite, et le mot Essential n’apparaît nulle part. Beaucoup en concluent qu’elle a été supprimée.
Elle ne l’est pas. La base de connaissances de DxO, mise à jour le 16 août 2026, explique que l’édition Essential n’est pas directement visible dans la boutique en ligne, mais qu’elle reste achetable par un lien dédié. L’éditeur assume le choix : l’Elite est considérée comme le standard, c’est elle que propose la version d’essai, et c’est elle qu’on désigne par « DxO PhotoLab » sur le site.
Pour PhotoLab 9, l’écart est net : 149,99 € en Essential contre 239,99 € en Elite, avec une mise à niveau à 79,99 € au lieu de 119,99 €. L’Essential se limite aussi à deux ordinateurs, contre trois pour l’Elite.
La différence de fonctions n’a rien de cosmétique. L’Essential se passe des technologies DeepPRIME, ce qui lui coûte au passage la prise en charge des capteurs X-Trans de Fujifilm. Si vous photographiez en Fujifilm, la question ne se pose donc pas.
Reste à savoir si la version 10 reconduit ce dispositif. Le dossier de presse n’annonce qu’un seul tarif, celui de l’édition Elite selon toute vraisemblance. Si une Essential 10 existe, elle se trouvera par le même chemin discret. Nous mettrons cette section à jour dès l’ouverture de la boutique.
La licence reste perpétuelle, sans abonnement obligatoire, avec les mises à jour incluses jusqu’à la prochaine version majeure. C’est l’argument central de DxO face à Adobe, et il n’a pas bougé.
PhotoLab 10 face à Lightroom, Capture One et Luminar
Le positionnement ne change pas avec cette version, et c’est plutôt bon signe. PhotoLab reste le logiciel de la qualité d’image : corrections optiques mesurées en laboratoire pour des milliers de combinaisons boîtier et objectif, débruitage DeepPRIME, rendu couleur fidèle.
Face à Lightroom Classic, la différence de fond reste le modèle économique et le catalogage. Adobe se loue, DxO s’achète. En revanche, Lightroom garde un gestionnaire de bibliothèque plus complet, et une synchronisation mobile que PhotoLab n’a pas. Capture One conserve l’avantage en studio, sur le travail en connexion et la retouche couleur avancée, même si l’écart se réduit avec l’arrivée de l’étalonnage dans PhotoLab. Luminar Neo joue une autre carte, celle des effets créatifs rapides.
Notre comparatif des quatre éditeurs RAW détaille ces différences cas d’usage par cas d’usage. Aucun de ces logiciels ne rattrape une exposition ratée aussi bien qu’un fichier correctement exposé au départ, sujet que couvre notre guide des réglages de l’appareil photo.
Faut-il passer à PhotoLab 10 ?
Si vous travaillez déjà sur PhotoLab 9 et que le masquage vous ralentit, la mise à niveau à 129,99 € se défend. Les masques de profondeur et la pipette U Point dans les masques IA attaquent directement le point faible historique du logiciel, la sélection.
Si vous venez de Lightroom pour la qualité d’image, la version 10 comble un manque avec l’étalonnage des couleurs. Le catalogage, lui, reste en retrait : prévoyez de garder un gestionnaire à côté.
Si vous êtes sur PhotoLab 7 ou antérieur, notez que la mise à niveau annoncée ne couvre que les versions 8 et 9.
Questions fréquentes
Quand DxO PhotoLab 10 est-il disponible ?
Depuis le 1er septembre 2026, sur le site de DxO, pour macOS et Windows. Une version d’essai gratuite de 30 jours est proposée.
Combien coûte DxO PhotoLab 10 ?
249,99 € en nouvelle licence et 129,99 € en mise à niveau depuis PhotoLab 8 ou 9. La licence est perpétuelle : vous payez une fois, sans abonnement.
Les masques de profondeur exigent-ils un boîtier particulier ?
Non. DxO indique que la carte de profondeur est générée par l’IA à partir de l’analyse de l’image, sans avoir besoin de données de profondeur enregistrées par l’appareil. La fonction s’applique donc aussi à vos anciens fichiers.
Faut-il acheter Affinity pour utiliser la passerelle ?
Non. Affinity est gratuit depuis le 30 octobre 2025, sous la marque Canva, dans une application unique qui remplace les anciens Photo, Designer et Publisher. Seules les fonctions d’IA restent liées à un compte Canva Pro.
L’édition Essential de PhotoLab existe-t-elle encore ?
Oui, mais DxO ne l’affiche plus. Sa base de connaissances, mise à jour le 16 août 2026, précise que l’édition Essential n’est pas visible dans la boutique et s’achète par un lien dédié. Pour PhotoLab 9, elle coûte 149,99 € contre 239,99 € en Elite, sans les technologies DeepPRIME, donc sans prise en charge des capteurs X-Trans de Fujifilm. Le dossier de presse de la version 10 n’annonce qu’un tarif : nous mettrons l’article à jour dès que la boutique aura ouvert.
DxO PhotoLab 10 remplace-t-il Lightroom ?
Sur le développement RAW, oui, et il fait souvent mieux en débruitage et en corrections optiques. Sur le catalogage et la synchronisation mobile, non : PhotoLab reste en retrait, et beaucoup de photographes conservent les deux logiciels.


