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Ocean Photographer of the Year 2026 : un Français l'emporte
Le Français Julien Anton remporte l'Ocean Photographer of the Year 2026 avec un hippocampe et ses petits, photographiés à Moorea. Réglages et matériel à l'appui.

L’essentiel
Le photographe sous-marin français Julien Anton remporte l’Ocean Photographer of the Year 2026, annoncé le 9 septembre par le magazine britannique Oceanographic et son partenaire Blancpain. L’image montre un hippocampe adulte entouré de juvéniles tout juste nés, dans les eaux peu profondes de Moorea, en Polynésie française. Elle a été réalisée en plongée au recycleur, après des heures de recherche : les hippocampes sont devenus rares dans la région. Détail que peu de palmarès révèlent, et qui mérite d’être relevé : le cliché a été pris avec un Lumix GH7, un boîtier Micro 4/3.
L’image et son histoire
La scène tient en peu d’éléments. Un hippocampe adulte, deux petits à ses côtés, un fond d’algues, un traitement en noir et blanc. Chez les hippocampes, c’est le mâle qui porte les œufs et met bas, et la légende officielle assume la lecture : rien ne prouve que ces animaux soient apparentés, mais leur disposition évoque un adieu, comme si les juvéniles s’étaient rassemblés autour de leur père après avoir été relâchés.
Le photographe insiste sur la difficulté de la prise de vue. « Nous avons passé d’innombrables heures à chercher dans des conditions difficiles, sans aucune garantie de trouver un seul hippocampe », déclare-t-il à Digital Camera World. La fiche officielle du lauréat précise que l’espèce est aujourd’hui rare en Polynésie française, ce qui explique les heures passées à fouiller les herbiers.
Julien Anton est un photographe sous-marin français dont le travail est consacré aux milieux marins et à leur protection. Il vient du sport de haut niveau, ce qui n’est pas anodin pour une discipline où la plongée conditionne l’accès au sujet.
Le matériel, et pourquoi il compte ici
C’est la partie que les reprises de palmarès laissent de côté. Le concours publie les données de prise de vue, et elles sont instructives.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Boîtier | Panasonic Lumix GH7 (Micro 4/3) |
| Caisson | SeaFrogs |
| Éclairage | Bigblue, deux blocs de 36 000 lumens et un de 12 000 |
| Vitesse | 1/320 s |
| Ouverture | f/5,6 |
| Sensibilité | ISO 400 |
| Lieu | Moorea, Polynésie française |
Le boîtier gagnant n’est donc ni un plein format ni un moyen format. C’est un Micro 4/3, le format que l’on décrit régulièrement comme dépassé, et qui vient de gagner l’un des concours de photo sous-marine les plus suivis au monde. Le hasard du calendrier veut que nous ayons publié hier soir la dépêche sur le retour du PEN chez OM System, un autre boîtier au même format.
Les réglages racontent le reste. À f/5,6, la profondeur de champ suffit à garder l’adulte et les petits nets, ce qui aurait été bien plus délicat en plein format à ouverture équivalente. Le 1/320 s fige les mouvements du sujet et le ballottement du plongeur. Les ISO 400 restent bas parce que la lumière ne vient pas du soleil mais des torches. Rien d’exotique : ce sont des réglages de photographe animalier appliqués sous l’eau, très proches de ceux que nous détaillons dans nos conseils pour débuter en photographie animalière.
Un palmarès de plus dans une rentrée chargée
L’Ocean Photographer of the Year est organisé par le magazine Oceanographic avec l’horloger Blancpain. Le titre principal s’accompagne d’une série de récompenses par catégorie, présentées dans la galerie des lauréats du concours.
C’est le troisième grand palmarès international que nous couvrons cette année, après les Mangrove Photography Awards en juillet et le World Press Photo fin mai. Le point commun des trois images primées tient moins au matériel qu’au temps passé sur le terrain.
Si ce type de concours vous tente, la plupart ouvrent leurs inscriptions en automne. Notre sélection de concours photo et de leurs échéances recense ceux qui restent accessibles aux amateurs, avec les frais et les cessions de droits à lire avant d’envoyer un fichier.
FAQ
Qui a remporté l’Ocean Photographer of the Year 2026 ?
Le photographe sous-marin français Julien Anton, pour une image d’hippocampe adulte entouré de juvéniles, prise dans les eaux peu profondes de Moorea, en Polynésie française. L’annonce date du 9 septembre 2026.
Avec quel appareil la photo gagnante a-t-elle été prise ?
Un Panasonic Lumix GH7, boîtier Micro 4/3, dans un caisson SeaFrogs, avec trois torches Bigblue. Les réglages publiés par le concours sont 1/320 s, f/5,6 et 400 ISO.
Qui organise ce concours ?
Le magazine britannique Oceanographic, avec l’horloger Blancpain comme partenaire. Le palmarès est publié chaque année en septembre et comporte plusieurs catégories en plus du titre principal.
Pourquoi les hippocampes de cette image sont-ils remarquables ?
Parce qu’ils sont devenus rares en Polynésie française. Le photographe indique avoir passé de longues heures à les chercher dans les herbiers, sans garantie d’en trouver un seul.


