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European Wildlife Photographer of the Year 2026 : une moisissure gagne

Une moisissure poussée sur du guano de chauve-souris remporte l’European Wildlife Photographer of the Year 2026. Les secrets de l’image, et trois Français distingués.

PAR SÉBASTIENPUBLIÉ MIS À JOUR 1 267 MOTS · 6 MIN

European Wildlife Photographer of the Year 2026 : une moisissure sur guano de chauve-souris remporte le concours
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Site officiel : European Wildlife Photographer of the Year 2026 — GDT

Qui a gagné l’European Wildlife Photographer of the Year 2026 ?

Le photographe hongrois Imre Potyó remporte le grand titre avec « Hidden worlds » (« Mondes cachés »). La GDT (Gesellschaft für Naturfotografie) organise ce concours sous le nom d’Europäischer Naturfotograf des Jahres, le « photographe de nature européen de l’année ». Le palmarès a été publié le 23 octobre, jour d’ouverture du festival de photo de nature de Lünen, en Allemagne. L’exposition des images primées y a été inaugurée.

Le jury a départagé plus de 26 000 images envoyées par 1 239 photographes, un record selon la galerie officielle du concours. L’image gagnante vient de la catégorie Plantes et champignons. Aucune image de cette catégorie n’avait décroché le grand titre en 26 ans de concours.

Imre Potyó n’en est pas à son coup d’essai. D’après sa biographie publiée par la GDT, il est né en 1982 et travaille comme éducateur à l’environnement pour le parc national Danube-Ipoly, dans les monts Börzsöny. La même biographie indique que sept de ses images ont déjà été primées au Wildlife Photographer of the Year de Londres, dont le palmarès 2026 est tombé le 13 octobre. Cette année, il signe aussi la deuxième place chez les Mammifères et chez les Autres animaux.

Comment cette photo de moisissure a-t-elle été faite ?

Depuis 13 ans, Imre Potyó photographie des petits rhinolophes en hibernation dans des tunnels d’accès restreint. Ces chauves-souris se réveillent parfois en plein hiver pour chasser des insectes. Leurs excréments forment peu à peu une couche sombre au sol. À la lumière de sa lampe, le photographe y a repéré un dépôt blanchâtre : une moisissure qui vit sur le guano. Il l’a cadrée au premier plan, en macro, avec les chauves-souris endormies en arrière-plan.

Les filaments de la moisissure ne mesurent que quelques millimètres, précise le jury. Le photographe décrit une pose longue, avec un déplacement de la mise au point pendant l’exposition. Selon le jury, il y a ajouté du light painting : un éclairage à la lampe, promené pendant la pose.

Le matériel est modeste : un Nikon D7200, reflex APS-C annoncé en mars 2015, et un Tamron 60 mm f/2 macro. La sensibilité était réglée à ISO 320. La fiche officielle mentionne aussi un trépied et une lampe LED. Selon Digital Camera World, la pose aurait duré 41 secondes, à f/25.

Ce que vous pouvez en retenir

Pendant une pose de plusieurs dizaines de secondes, la lumière s’additionne sur le capteur. Tournez la bague de mise au point en cours de route, et deux plans s’enregistrent nets, l’un après l’autre. Une lampe promenée à la main vous laisse choisir ce qui reçoit de la lumière, et pendant combien de temps. Aucune de ces techniques n’exige un boîtier récent. Pour les bases, notre guide pour débuter en macrophotographie et notre guide pratique de la pose longue détaillent le matériel et les réglages.

La photo a été prise lors d’un comptage de chauves-souris encadré, « sans aucun dérangement des animaux », selon Imre Potyó. N’essayez pas de reproduire la scène seul dans un tunnel : relisez d’abord notre code de conduite de la photographie animalière.

Quels Français figurent au palmarès ?

Dans chaque catégorie, la GDT retient un vainqueur, un deuxième et huit mentions, d’après la page de ses expositions. Deux Français reçoivent une mention.

  • Bruno Guenard, en Sous l’eau, avec « At the heart of the wave » (« Au cœur de la vague »).
  • Aubry Schaefer, en L’homme et la nature, avec « Deceptive mercy » (« Miséricorde trompeuse »).

Chez les 14 ans et moins, la galerie ne montre que deux images. L’une est signée Lubin Godin, « First light » (« Première lumière »). Le prix de la catégorie revient à Marla Schwarze (Allemagne), pour « Winter gold ». Le nom de Lubin Godin figure aussi sur le programme du festival de Montier-en-Der, qui l’annonce comme « invité jeune talent ». Le festival se tient du 19 au 22 novembre 2026.

Tom Gilks, qui s’exprime au nom du jury, y siégeait avec Thierry Vezon, Hanneke Van Camp, Jon A. Juárez et Isabel Díez.

Le palmarès complet des catégories

CatégorieLauréat (pays)Image
OiseauxJan Wieczorek (Pologne)Secret paths
MammifèresLorenzo Shoubridge (Italie)The cat and a thousand lanterns
Autres animauxChristian Morawitz (Allemagne)Spider universe
Plantes et champignonsFortunato Gatto (Royaume-Uni)Forest at the edge
PaysagesAntje Kreienbrink (Allemagne)Midnight
Sous l’eauAngel Fitor (Espagne)Human-made catastrophe
L’homme et la naturePetr Bambousek (Tchéquie)Evolution
Atelier natureHermann Hirsch et Jan Leßmann (Allemagne)Between the mountains
Jeunes, 14 ans et moinsMarla Schwarze (Allemagne)Winter gold
Jeunes, 15 à 17 ansSzymon Bartołd (Pologne)Swan lake
Prix Fritz Pölking (portfolio)Michiel van Noppen (Pays-Bas)Tales of the forest keepers
Prix Fritz Pölking jeunesTobias Gjerde (Norvège)The magic of the Nordic wilderness
Rewilding Europe AwardJan Wieczorek (Pologne)Urban beavers

Source : galerie officielle de la GDT, avec Digital Camera World pour les catégories jeunes. Jan Wieczorek gagne donc deux fois. Tobias Gjerde décroche le prix Fritz Pölking jeunes pour la deuxième année de suite. En Sous l’eau, la deuxième place revient à Henley Spiers, vainqueur du Bird Photographer of the Year en septembre.

FAQ

Qui a gagné l’European Wildlife Photographer of the Year 2026 ?

Le Hongrois Imre Potyó, avec « Hidden worlds » : une moisissure sur du guano de petits rhinolophes, dans un ancien tunnel minier. Le palmarès a été annoncé le 23 octobre 2026.

Qu’est-ce que l’European Wildlife Photographer of the Year ?

C’est le concours européen de photo de nature de la GDT, la société allemande de photographie de nature. La galerie 2026 compte huit catégories adultes, deux catégories jeunes et deux prix spéciaux. L’édition a reçu plus de 26 000 images.

Avec quel matériel la photo gagnante a-t-elle été prise ?

Avec un Nikon D7200, un reflex APS-C de 2015, et un Tamron 60 mm f/2 macro, à ISO 320. La fiche de la GDT mentionne aussi un trépied. C’est une pose longue avec déplacement de la mise au point et éclairage à la lampe.

Des Français sont-ils primés en 2026 ?

Trois Français figurent dans la galerie officielle. Bruno Guenard (Sous l’eau) et Aubry Schaefer (L’homme et la nature) reçoivent une mention. Lubin Godin signe l’une des deux images retenues chez les 14 ans et moins.

Où voir les photos primées ?

Dans la galerie en ligne de la GDT. L’exposition a été présentée au festival de Lünen, du 23 au 25 octobre. Selon la GDT, le catalogue de 156 pages coûte 22 €, hors frais de port.

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