Salon de la Photo 2026 : retour sur l’édition du bicentenaire
Le Salon de la Photo 2026, rebaptisé Salon Photo & Vidéo, s’est tenu du 8 au 11 octobre : expo des 200 ans d’appareils photo, Grandes Rencontres, Zooms et dates 2027.
PAR SÉBASTIENPUBLIÉ MIS À JOUR 2 456 MOTS · 11 MIN

Site officiel : Salon Photo & Vidéo (ex-Salon de la Photo)
Mise à jour du 16 octobre 2026 : l’organisateur a mis en ligne son bilan de l’édition le 15 octobre. Il annonce 35 300 visiteurs, professionnels et amateurs, contre 37 188 en 2025. Franck Bernard, directeur du salon, le commente ainsi : « Malgré une fréquentation légèrement en retrait par rapport à l’année dernière, le Salon de la Photo affiche des résultats à la hauteur de nos attentes, au regard du contexte géopolitique et économique actuel. » Le bilan compte 125 exposants pour 185 marques. L’édition 2027, du 7 au 10 octobre, sera celle des 20 ans du salon.
Mise à jour du 12 octobre 2026 : le salon, rebaptisé Salon Photo & Vidéo cette année, a fermé ses portes le dimanche 11 octobre et sa billetterie est close. Aux Zooms 2026, exposés au salon, le Prix du Public est revenu à Kevin Ingrez, alias Fakele (sélection Réponses Photo), et le Prix de la Presse à Camille Nivollet (sélection Polka). La prochaine édition est annoncée du jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2027, toujours à la Grande Halle de la Villette. Nous avons mis l’article au passé ; le programme des Grandes Rencontres reste celui qui était annoncé.
Les infos pratiques
| Infos | Édition 2026 |
|---|---|
| Dates | Jeudi 8 → dimanche 11 octobre 2026 |
| Horaires | 10 h – 19 h tous les jours |
| Lieu | Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris 19ᵉ (métro Porte de Pantin) |
| Entrée en ligne | 13 € |
| Entrée sur place | 16 € |
| Tarif réduit | 7 € (étudiants, moins de 18 ans, personnes en situation de handicap) |
| Gratuit | Moins de 12 ans |
Un conseil pour la prochaine édition : prenez votre billet en ligne. En 2026, il y avait trois euros d’écart avec le guichet, et c’est une file d’attente en moins un samedi d’affluence.
Il y avait même mieux qu’un billet à 13 €. Trois magazines diffusaient un code d’invitation qui rendait le billet plein tarif gratuit : CIMAGES26 chez Chasseur d’Images depuis le 3 septembre, FSEYE26 chez Lense et Fisheye depuis le 15 septembre, CPHOTO26 chez Compétence Photo depuis le 17 septembre. La marche à suivre était la même pour les trois : sur la billetterie officielle, choisir « Visiteur grand public » puis un billet plein tarif en quantité 1, cliquer sur « Vous avez un code de réduction ? », saisir le code et remplir le formulaire ; le billet arrivait par e-mail. Nous n’avions pas pu tester ces codes nous-mêmes, et la billetterie est désormais fermée.
L’exposition des 200 ans : le temps fort de cette édition
Vous le savez si vous suivez le bicentenaire de la photographie : c’est en 1826 que Nicéphore Niépce a fixé la première image permanente depuis sa fenêtre du Gras. Deux cents ans plus tard, le salon en a fait son événement central avec « 200 ans derrière l’objectif. Appareils photo : 1826-2026 », une exposition montée avec le musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône, qui conserve l’une des plus riches collections d’appareils au monde.
Le parcours retraçait deux siècles de matériel, des chambres en bois aux appareils numériques fournis par les fabricants, avec des pièces de collection comme la chambre dite « de la Découverte » de Niépce, vers 1826. Pour qui aime comprendre d’où viennent son obturateur, son viseur ou ses automatismes, c’était le genre d’exposition qui se visite lentement.
Un salon qui revient de loin
Sous sa forme actuelle, le Salon de la Photo est né en 2007 à la Porte de Versailles. Au sommet du marché du numérique, en 2013, il attirait 85 526 visiteurs. La contraction du marché puis le Covid ont ensuite interrompu la série, et beaucoup pensaient la page tournée.
La renaissance date de 2022 : nouveau lieu, la Grande Halle de la Villette, et format resserré, davantage tourné vers la pratique que vers la démonstration de force commerciale. La fréquentation est ensuite remontée chaque année : 30 000 visiteurs en 2022, 35 963 en 2023, puis 36 823 en 2024, d’après les bilans de Phototrend, et 37 188 en 2025 selon l’organisateur. L’édition 2026 marque un léger recul : 35 300 visiteurs, d’après le bilan publié le 15 octobre, qui invoque « le contexte géopolitique et économique actuel ». Le salon ne cherche plus le gigantisme ; pour un photographe amateur, qui vient toucher du matériel et discuter, c’est plutôt une bonne nouvelle. Depuis 2026, il s’appelle Salon Photo & Vidéo, un nom qui affiche la place prise par la vidéo.
Ce qui attendait le visiteur
L’intérêt premier d’un salon reste le même depuis toujours : tout essayer. Les stands des grandes marques (Canon, Sony, Nikon, Fujifilm, Leica, OM System, Sigma, Tamron…) permettaient de prendre en main les boîtiers et objectifs qu’on hésite à commander à l’aveugle. L’organisateur, Comexposium, annonçait 130 exposants représentant 200 marques pour cette édition ; son bilan en a finalement compté 125, pour 185 marques.
Autour du matériel, le salon reconduisait ses formats habituels : expositions photo, lectures de portfolios, ateliers et conférences. Les Grandes Rencontres, ces conversations avec des photographes animées par des journalistes au Théâtre Boris Vian (niveau -1), avaient leur programme sur le site officiel : dix-huit invités annoncés sur quatre jours, dont deux visages connus du grand public, Nikos Aliagas et Alexandre Astier.
Les Grandes Rencontres 2026 : le programme annoncé
| Jour | Heure | Invités |
|---|---|---|
| Jeudi 8 octobre | 11 h 30 – 12 h 30 | Sophie Zénon, artiste |
| Jeudi 8 octobre | 13 h 30 – 14 h 30 | Marie Robert, conservatrice en chef au musée d’Orsay, et Sylvain Besson, directeur des collections du musée Nicéphore Niépce |
| Jeudi 8 octobre | 15 h 30 | Arnaud Baumann, photographe |
| Vendredi 9 octobre | 11 h 30 | Christophe Brachet, photographe de plateau, Baptiste Langinier et Tanguy Mendrisse, photographes |
| Vendredi 9 octobre | 14 h 30 | Adrien Vautier, photoreporter |
| Vendredi 9 octobre | 16 h 30 – 17 h 30 | Samuel Bollendorff et Olivier Culmann, photographes |
| Samedi 10 octobre | 11 h 30 – 12 h 30 | Alexandre Astier, auteur, réalisateur et acteur, et Jean-Marie Dreujou, directeur de la photographie |
| Samedi 10 octobre | 14 h 30 – 15 h 30 | Delphine et Maxime (duo entre2poles), « Objectif Kirghizistan » |
| Dimanche 11 octobre | 11 h – 12 h 30 | Kyriakos Kaziras, photographe |
| Dimanche 11 octobre | 11 h 30 – 12 h 30 | JC Pieri, photographe et réalisateur |
| Dimanche 11 octobre | 14 h 30 | Nikos Aliagas, photographe, journaliste et animateur |
| Dimanche 11 octobre | 16 h 30 – 17 h 30 | Alain Keler, photographe |
Programme annoncé, relevé sur le site officiel le 23 septembre et inchangé au 16 octobre. Pour Christine Spengler, le site indique toujours « samedi 12 octobre, 16 h – 17 h », une date postérieure à la fermeture du salon ; Phototrend annonçait cette rencontre le samedi 10 octobre à 16 h. Le bilan de l’organisateur la cite parmi les intervenants, sans préciser le jour. Il indique que plus de 2 000 personnes sont venues aux Grandes Rencontres sur les quatre jours.
Plus pratique, la Scène Live annonçait seize interventions d’une demi-heure : photo de sport avec Agathe Van Viet, astrophotographie « à portée de tous » avec Flavien Beauvais, chasse aux tempêtes avec Mathieu Rivrin, maîtrise de la lumière avec Nathalie Sakura, ou que faire de ses photos une fois prises, livre ou exposition, avec Genaro Bardy. Selon le bilan, plus de 20 créateurs de contenus s’y sont succédé, devant 3 200 personnes sur les quatre jours.
Les lectures de portfolio, elles, se réservaient à l’avance. Compétence Photo organisait sur son stand (stand B018), du jeudi 8 au dimanche 11 octobre, des lectures individuelles de 30 minutes avec huit professionnels de l’image : photographes, directrice artistique, iconographe, dont Emmanuelle de l’Écotais, fondatrice du festival Photo Days. Les créneaux, limités et sur inscription en ligne, étaient complets avant l’ouverture du salon, et le magazine avait ouvert une liste d’attente ; il conseillait d’apporter une sélection resserrée, une quinzaine à une vingtaine d’images, en tirages ou sur écran.
Première annonce datée pour cette édition : la Malle des bicentenaires. L’association HiP avait annoncé l’ouverture officielle de sa capsule temporelle au salon, lors d’une cérémonie le jeudi 8 octobre à 11 h 30, et une collecte de tirages pendant les quatre jours. Le principe : déposer un tirage réalisé en 2026, au format 13 × 18 cm maximum, qui sera scellé douze ans au musée Nicéphore Niépce et ne ressortira qu’en 2039. C’est gratuit, ouvert aux amateurs avertis comme aux professionnels, et la participation passe par un dossier à remplir en ligne — les conditions exactes sont détaillées dans notre article sur la Malle des bicentenaires. Le salon passé, la collecte continue : par la poste jusqu’au 26 décembre 2026, et lors de collectes physiques programmées jusqu’au 14 décembre.
Deux autres annonces, tombées mi-septembre, concernaient l’argentique. Pendant les quatre jours, l’espace « Les Néo-Argentiques », monté par The Analog Chronicles, exposait une vingtaine d’artistes qui travaillent le film autrement (portrait, expérimentation, procédés détournés), avec des ateliers ouverts aux visiteurs et des rencontres avec les artistes. Et le dimanche 11 octobre seulement, la Foire internationale de la photo de Bièvres installait son marché de l’occasion et des antiquités photographiques sous le péristyle de la Grande Halle, pour la troisième année : boîtiers argentiques d’occasion à petit prix, pièces de collection, photographies anciennes, services de réparation, et cette année du matériel venu du cinéma. Pour qui cherchait un premier boîtier argentique, c’était le jour à viser. La prochaine foire à Bièvres est déjà datée, les 5 et 6 juin 2027 ; notre guide de la Foire de Bièvres explique comment on y chine.
C’est aussi la bonne fenêtre pour faire le point sur le marché avant un achat de fin d’année : notre récapitulatif des sorties d’appareils photo de 2026 et notre sélection des meilleurs appareils photo donnent l’état des lieux.
Préparer sa prochaine visite : trois réflexes qui changent tout
Venez avec une liste. Le piège classique consiste à tout survoler sans rien essayer vraiment. Notez avant de partir les deux ou trois boîtiers ou objectifs que vous voulez prendre en main, et commencez par ces stands-là, tant que l’affluence le permet.
Glissez une carte mémoire dans votre poche. Sur les salons photo, la plupart des stands permettent généralement de déclencher avec sa propre carte : vous repartez alors avec vos fichiers d’essai, à examiner chez vous dans votre logiciel habituel. C’est un test bien plus parlant que dix minutes d’écran arrière.
Si vous montrez votre travail, triez fort. Une lecture de portfolio n’a de valeur qu’avec une série courte et cohérente, dix à quinze images. Un regard professionnel sur une vraie série vaut tous les tutoriels ; le même regard sur un disque dur en vrac ne vaut rien.
Et gardez du temps pour les images : on vient souvent pour le matériel, on repart marqué par une exposition. Pour d’autres sorties photo cet automne, notre guide des expositions photo de l’automne à Paris recense ce qui vaut le détour.
FAQ
Quelles étaient les dates et les horaires du Salon de la Photo 2026 ?
Le salon s’est tenu du jeudi 8 au dimanche 11 octobre 2026, de 10 h à 19 h, à la Grande Halle de la Villette, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris (métro Porte de Pantin). La prochaine édition est annoncée du jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2027, au même endroit.
Combien de visiteurs le Salon de la Photo 2026 a-t-il accueillis ?
35 300, selon le bilan publié par l’organisateur le 15 octobre 2026. C’est un peu moins qu’en 2025 (37 188 visiteurs), après trois années de hausse depuis l’installation du salon à la Grande Halle de la Villette en 2022. L’organisateur explique ce recul par le contexte géopolitique et économique.
Combien coûtait l’entrée du Salon de la Photo 2026 ?
13 € en ligne, 16 € sur place, 7 € en tarif réduit (étudiants, moins de 18 ans, personnes en situation de handicap). L’entrée était gratuite pour les moins de 12 ans. Trois codes d’invitation diffusés par la presse photo (CIMAGES26, FSEYE26, CPHOTO26) rendaient par ailleurs le billet plein tarif gratuit sur la billetterie en ligne. Les tarifs de l’édition 2027 ne sont pas encore publiés.
Peut-on essayer les appareils photo sur les stands ?
Oui, c’est l’intérêt principal du salon : les stands des grandes marques mettent boîtiers et objectifs en libre essai. Apportez une carte mémoire, la plupart des stands permettent généralement de repartir avec ses fichiers de test.
Peut-on faire lire son portfolio au Salon de la Photo ?
Oui. En 2026, Compétence Photo organisait sur son stand (stand B018), du 8 au 11 octobre, des lectures individuelles de 30 minutes avec huit professionnels de l’image, sur inscription préalable en ligne ; les créneaux, limités, étaient complets avant l’ouverture. Venez avec une sélection resserrée, quinze à vingt images au plus, en tirages ou sur écran.
Qu’y avait-il de spécial à l’édition 2026 ?
La photographie fête ses 200 ans en 2026, et le salon accueillait l’exposition « 200 ans derrière l’objectif. Appareils photo : 1826-2026 », montée avec le musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône : deux siècles d’appareils photo, des chambres en bois aux appareils numériques.
Y avait-il un espace argentique ou du matériel d’occasion au salon ?
Oui. L’espace « Les Néo-Argentiques » de The Analog Chronicles exposait une vingtaine d’artistes et proposait des ateliers pendant les quatre jours. Le marché de l’occasion et des antiquités photographiques de la Foire de Bièvres, lui, ne se tenait que le dimanche 11 octobre : boîtiers argentiques d’occasion, pièces de collection, photographies anciennes, services de réparation.
Combien de temps prévoir sur place ?
Une demi-journée suffit pour un tour ciblé des stands qui vous intéressent. Comptez la journée entière si vous voulez essayer du matériel sans montre en main, visiter les expositions et assister à une conférence ou une lecture de portfolio.
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